Prévention du suicide

Quelques données

Depuis le début des années 2000, ce sont les adolescents âgés de 15 à 19 ans qui affichent le taux de suicide le plus bas. Entre 1995 et 2006, ce taux est passé de 35,1 par 100 000 personnes à 9,8 par 100 000 personnes. Cette diminution de 72 % est la plus importante observée parmi les groupes d’âge examinés chez les hommes. Depuis 2006, le taux de suicide chez les adolescents varie considérablement avec des taux oscillants entre 8 par 100 000 personnes et 14 par 100 000 personnes. Les données provisoires les plus récentes indiquent que le taux de suicide chez les adolescents était de 12,1 par 100 000 personnes en 2018. 

Chez les jeunes hommes âgés de 20 à 34 ans, il y a eu une forte diminution du taux de suicide entre 1999 et 2013. Durant cette période, le taux est passé de 47,5 à 18,4 par 100 000 personnes. Depuis cette importante diminution, le taux de suicide s’est stabilisé autour de 18 suicides par 100 000 personnes.

Source : Rapport de l’Institut de la santé publique du Québec | Le suicide au Québec : 1981 à 2018 (Mise à jour 2021)  

Stratégie nationale de prévention du suicide

Le 29 octobre 2019, le gouvernement du Québec a annoncé la mise sur pied d’une stratégie québécoise de prévention du suicide. Après une pause forcée causée par la pandémie, dans un objectif de poursuivre les travaux en ce sens, la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux a tenu une grande rencontre avec ses partenaires, en février 2021, au cours de laquelle leur collaboration a été sollicitée pour appuyer l’élaboration des mesures qui seront mises de l’avant dans la stratégie nationale. Pour enrichir la prochaine Stratégie, les membres du RIIPSO ont pris part à l’identification de mesures, touchant la création de corridors de services entre le réseau collégial et le réseau de la santé et des services sociaux, la mise en place de stratégies de prévention et de sensibilisation ainsi que l’amélioration du dépistage chez les jeunes présentant des facteurs de risque importants.

Les réseaux de sentinelles

Vous avez déjà entendu parler des réseaux de sentinelles?

Il s’agit de personnes susceptibles d’être en contact avec des personnes suicidaires et qui, après avoir reçu la formation requise, s’engagent de façon volontaire à jouer dans leur milieu les rôles suivant :

  • Dépister la personne suicidaire
  • La guider ainsi que son entourage vers les ressources d’aide appropriées

En milieu collégial, il peut s’agir d’un professeur, d’une agente à l’accueil d’un service, d’un animateur à la vie étudiante ou de tout autre employé côtoyant de près les étudiants.

L’implantation de tels réseaux fait appel à la solidarité sociale, c’est-à-dire à la triple préoccupation, comme société, de tenir compte des personnes vulnérables, de mobiliser le potentiel des communautés pour prévenir le suicide et de valoriser le sens de la vie. Ainsi, les réseaux de sentinelles contribuent au renforcement du tissus social d’une communauté.

Source: L’implantation de réseaux de sentinelles en prévention du suicide, cadre de référence, MSSS, 2006.

Pour devenir sentinelle:

Renseignez-vous… Il existe peut-être un réseau de sentinelles dans votre milieu. Plusieurs collèges ont mis en place leur propre réseau.

Par ailleurs, dans le cadre d’une subvention reçue par le Secrétariat de la jeunesse, le RIIPSO peut aider financièrement votre cégep à former des membres de votre personnel comme sentinelles. Pour plus d’information, communiquez avec l’animatrice du RIIPSO.

Pour plus d’information…

Nouveau programme de postvention

Le Programme de postvention : être prêt à agir à la suite d’un suicide est proposé aux milieux qui ont vécu un décès par suicide ou qui souhaitent se préparer à un tel événement.

Ce qu’est la postvention

La postvention correspond à l’ensemble des interventions déployées après un suicide dans le milieu dans lequel le suicide a eu lieu ou dans les milieux qui étaient fréquentés par la personne décédée.

Elle a pour objectifs de :

  • diminuer les risques d’effet d’entraînement dans le milieu;
  • diminuer la souffrance des individus;
  • augmenter le sentiment de sécurité dans le milieu;
  • renforcer la capacité des individus à faire face à l’adversité;
  • favoriser un retour au fonctionnement normal du milieu.

Source : https://www.aqps.info/postvention/

Vous êtes intervenant.e psychosocial.e au cégep?

Toujours grâce à la subvention du Secrétariat à la jeunesse, le RIIPSO peut également soutenir financièrement la formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l’aide de bonnes pratiques pour les intervenants psychosociaux dans les cégeps. Pour plus d’information, communiquez avec l’animatrice du RIIPSO.

Vous êtes étudiant.e au cégep?

Informez-vous auprès des services d’aide psychosociale de votre établissement ou de votre CLSC. Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, appelez sans frais, partout au Québec, le 1 866 APPELLE (277-3553) ou consultez le site Suicide.ca.

Publications associées

La violence auto-infligée: le suicide et les tentatives de suicide (Institut national de santé publique du Québec, 2018) 

Plaidoyer pour une stratégie nationale en prévention du suicide (Collectif pour une stratégie nationale en prévention du suicide, 2019)

Synthèse des connaissances sur l’impact d’une crise sanitaire ou économique sur les comportements suicidaires (Institut national de santé publique du Québec, 2020)